Art Chartrons, 6ème édition, Bordeaux / 4-14 novembre 2010
“Longtemps le quartier des Chartrons fût associé à la rue Notre Dame et à ses antiquaires. Dès sa création, en 2007, l'association Art Chartrons organisa des parcours d'art contemporain pour permettre au public bordelais de découvrir dans ce quartier, la richesse et la diversité de lieux dédiés à la création et à l'expression d'une culture vivante et en mouvement (ateliers d'artistes, galeries d'art…). Cinq éditions plus tard, la fréquentation grandissante du public et l'adhésion de nouveaux lieux aux parcours d'Art Chartrons attestent de la réussite de ce pari. Cette septième édition ouvre au public de plus larges horizons en l'invitant à visiter de remarquables espaces de travail et d'exposition artistique installés dans le Nord du quartier (Garage Moderne, atelier de Jean François Buisson…) Artistes locaux, régionaux, nationaux et internationaux présenteront leurs dernières créations dans 24 lieux.
Francis Viguera, président d'Art Chartrons.
Du 4 au 14 novembre, la ville de Bordeaux accueille en son sein un étonnant parcours d’art contemporain des Chartrons aux Bassins à flots.
l’art s’expose dans 27 lieux différents, ouverts gratuitement au public. Portée par cet étonnant creuset de cultures qu’est le quartier des Chartons et menée depuis les origines par l’association Art Chartrons, cette manifestation s’est enrichie depuis 2007 de
multiples rencontres.
Sur 10 jours, Art Chartrons veut faire partager l’art, découvrir le quartier des Chartrons et donner à voir des créations réalisées par des artistes, sans oublier les jeunes diplômés des Beaux Arts, qu’Art Chartrons soutient, en mettant à leur disposition des espaces d’exposition.
L’ambition est aussi d’investir des lieux imprévisiblescomme par exemple cette année, la poissonnerie de la rue Notre Dame pour surprendre le public, provoquer des rencontres inattendues et s’immiscer dans l’intimité des lieux de vie des artistes.
– un parcours hors du commun –
Cette année, la culture britannique est mise en lumière, avec la participation de sept artistes anglais, qui nous offriront leur vision de Bordeaux. La librairie Olympique animera des rencontres littéraires et organisera une projection sur la vie de Francis Bacon.
Plusieurs collèges seront invités à rencontrer les artistes sur leur lieu de travail pour découvrir leurs techniques…
– tous les arts
les arts pour tous –
Dates à noter :
JEUDI 4 NOVEMBRE à 19h00 :
Inauguration-vernissage à la Halle des Chartrons en présence des artistes anglais, d’Alain Juppé, maire de Bordeaux, Dominique Ducassou, adjoint au maire chargé de la culture et du Consul de Grande Bretagne à Bordeaux.
MERCREDI 10 NOVEMBRE à 19h00 :
Vernissage au Garage Moderne. Les artistes en résidence Pola investiront, entre autres, ce lieu ainsi que deux artistes anglais.
Puis, un concert des Monocouches Actifs, groupe de jo brouillon, artiste bordelais.
Pour toutes autres informations, contacter le service presse.
Halle des Chartrons : Place du Marché des Chartrons, 33000 Bordeaux Galerie ID 109 : 61 rue Pomme d’Or, 33300 Bordeaux Espaces Antiquités : 56 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Alinea 33 : 76 quai des Chartrons, 33300 Bordeaux Galerie 22 Rive Gauche : 22 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Galerie MLS : 123 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Atelier Xavier Rèche : 123 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux
Vendredi 5 novembre 2010
Art Cru : 34 rue Chantecrit, 33300 Bordeaux Mensura : 23 rue des Retaillons, 33000 Bordeaux Le Musée du vin : 41 Rue de la Borie, 33000 Bordeaux Galerie Kuryos : 23 rue Minvielle, 33000 Bordeaux Ateliers des Arts : 61 rue Pomme d’Or, 33300 Bordeaux Atelier JFP Leguit : 39 rue Gouffrand, 33000 Bordeaux MC2a : 44 rue du Faubourg des Arts, 33000 Bordeaux
Samedi 6 novembre 2010
Atelier 5F : 5 rue Pomme d’Or, 33000 Bordeaux Librairie Olympique : 23 rue Rode, 33000 Bordeaux Atelier Oscar Lopez : 7 rue du Couvent, 33000 Bordeaux RKR : 73 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux Galerie Anton Gidding : 90 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux L’Inoxerie : 81 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux Poissonnerie Bonne Mer : 62, Rue Notre Dame,33000 Bordeaux
Mercredi 10 novembre 2010
Garage Moderne : 1 rue Etrangers 33300 BORDEAUX Atelier JF Buisson/VIVRES DE L’ART : 2 bis rue Achard, 33300 Bordeaux Hangar en Bois : 17 rue Vieillard, 33000 Bordeaux Atelier 18 : 18 quai de Bacalan, 33000 Bordeaux Lézards Zélés / Boesner : 170 crs du Médoc, 33300 Bordeaux A…5 : 11 quai de Bacalan, 33100 Bordeaux
Présentation 2010
Du 4 au 14 novembre, la ville de Bordeaux accueille en son sein un étonnant parcours d’art contemporain des Chartrons aux Bassins à flots.
Peintures, sculptures, photographies, installations, performances : l’art s’expose dans 27 lieux différents, ouverts gratuitement au public. Portée par cet étonnant creuset de cultures qu’est le quartier des Chartons et menée depuis les origines par l’association Art Chartrons, cette manifestation s’est enrichie, depuis 2007, de multiples rencontres. Sur 10 jours, Art Chartrons veut faire partager l’art, découvrir le quartier des Chartrons et donner à voir des créations réalisées par des artistes, sans oublier les jeunes diplômés des Beaux Arts qu’Art Chartrons soutient en mettant à leur disposition des espaces d’exposition. L’ambition est aussi d’investir des lieux imprévisibles pour surprendre le public, provoquer des rencontres inattendues et s’immiscer dans l’intimité des lieux de vie des artistes.
– un parcours hors du commun –
Cette année, la culture britannique est mise en lumière avec la participation de sept artistes anglais qui nous offriront leur vision de Bordeaux. La librairie Olympique animera des rencontres littéraires et organisera une projection sur la vie de Francis Bacon. Plusieurs collèges seront invités à rencontrer les artistes sur leur lieu de travail pour découvrir leurs techniques…
– tous les arts les arts pour tous –
« Si le monde était clair, l’art ne serait pas… » [Albert Camus / 1942]
Vernissage
Jeudi 4 novembre 2010
Halle des Chartrons : Place du Marché des Chartrons, 33000 Bordeaux Galerie ID 109 : 61 rue Pomme d’Or, 33300 Bordeaux Espaces Antiquités : 56 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Alinea 33 : 76 quai des Chartrons, 33300 Bordeaux Galerie 22 Rive Gauche : 22 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Galerie MLS : 123 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux Atelier Xavier Rèche : 123 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux
Vendredi 5 novembre 2010
Art Cru : 34 rue Chantecrit, 33300 Bordeaux Mensura : 23 rue des Retaillons, 33000 Bordeaux Le Musée du vin : 41 Rue de la Borie, 33000 Bordeaux Galerie Kuryos : 23 rue Minvielle, 33000 Bordeaux Ateliers des Arts : 61 rue Pomme d’Or, 33300 Bordeaux Atelier JFP Leguit : 39 rue Gouffrand, 33000 Bordeaux MC2a : 44 rue du Faubourg des Arts, 33000 Bordeaux
Samedi 6 novembre 2010
Atelier 5F : 5 rue Pomme d’Or, 33000 Bordeaux Librairie Olympique : 23 rue Rode, 33000 Bordeaux Atelier Oscar Lopez : 7 rue du Couvent, 33000 Bordeaux RKR : 73 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux Galerie Anton Gidding : 90 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux L’Inoxerie : 81 rue Notre Dame, 33000 Bordeaux Poissonnerie Bonne Mer : 62, Rue Notre Dame,33000 Bordeaux
Mercredi 10 novembre 2010
Garage Moderne : 1 rue Etrangers 33300 BORDEAUX Atelier JF Buisson/VIVRES DE L’ART : 2 bis rue Achard, 33300 Bordeaux Hangar en Bois : 17 rue Vieillard, 33000 Bordeaux Atelier 18 : 18 quai de Bacalan, 33000 Bordeaux Lézards Zélés / Boesner : 170 crs du Médoc, 33300 Bordeaux A…5 : 11 quai de Bacalan, 33100 Bordeaux
Graham Chorlton, Joss Burke, Dr Myfanwy Johns, Peter Grego, Tom Ranahan
Cette année, Art Chartrons ravive les liens qui unissaient le Royaume Uni et Bordeaux, à l’époque lointaine d’Aliénor d’Aquitaine et du négoce du vin en accordant une place privilégiée à la culture britannique.
C’est dans ce cadre que le 6ème parcours offre un regard croisé, sur Bordeaux et son histoire, par 5 artistes originaires de Birmingham.
Partenaires
Expositions les 04, 05, 06 et 07 novembre 2010 De 14H à 19H .
renseignements Francis Viguera Tél. 06 18 83 00 75
Graham Chorlton
En tant que peintre Graham Chorlton est concerné par les images et les surfaces peintes. Il base son travail à partir de photographies de différents types : il est intéressé par l’histoire des images, la manière dont elles peuvent incarner le temps et comment elles peuvent se connecter à des expériences personnelles.
Souvent les images qu’il choisit sont de nature urbaine, bâtiments, places, liés à sa propre histoire dans la ville du 20ème siècle, et incarnant une sorte d’expérience constante.
Avec la photographie comme source de base il est intéressé par la façon historique dont les différents types d’impression couleur peuvent suggérer certains endroits, et la relation entre la surface imprimée et la surface peinte. Finalement il y a une excitation à créer une image sortant des pots de peintures.
Pour l’exposition Dialogue il espère utiliser à la fois ses propres photographies contemporaines et d’autres historiques comme point de départ pour des grandes peintures sur papier.
A Short History of Concrete, Huile et Acrylique sur toile, 21 x 30 cm.
Joss Burke
Les thèmes de l’identité culturelle et des rituels quotidiens influencent le travail de Joss Burke. Ces rituels peuvent être à la fois arbitraires et complexes et explorent souvent un dialogue personnel avec un objet ou une réponse à une situation. Lors de l’utilisation d’objets existants elle aime explorer leur nature intrinsèque, quelquefois superposant des textes ou des images qui répondent à leurs sources. Des éléments architecturaux tels que fenêtres et cheminées caractérisent souvent son travail. Elle est intéressée dans la manière dont ces espaces sont personnalisés, attirant des collections d’objets, certains transitoires et d’autres choisis, transformant leurs fonctions d’origine en autels ou en cadres. Pour l’exposition Dialogue à Bordeaux son travail explorera ces espaces créant une installation de manière imprimée ou sculpturale.
Kitchen Window, Ireland 2009, Impression numérique, 65cm x 86cm.
Dr Myfanwy Johns
Myfanwy Johns explore la fonction d’ornement et sa qualité de transformation sur l’espace architectural. Son intérêt porte sur l’expression des matériaux et l’intégration du motif en éléments essentiels de la conception architecturale.
Le paysage urbain de Bordeaux est particulièrement riche en décors visuels depuis les grilles de ventilation en métal insérées dans les façades jusqu’aux couleurs et motifs des carreaux de ciment et aux opulents parquets.
L’utilisation de motifs anciens est une des caractéristiques de son travail, motifs qui permettent de le connecter avec les générations précédentes et futures.
‘Shadow Hut’ 2006, Maquette 30 x 30 x 30cm, Cabane de plage par Myfanwy Johns et Kinetic AIU Architectes
Peter Grego
Au cours des dix dernières années, le travail de Peter Grego a inclus des installations vidéo, des gravures et oeuvres photographiques présentées dans des expositions en Europe et en Amérique du Sud.
Son projet de vidéo le plus récent, une enquête sur les régions minières du Royaume-Uni impliquées dans la grève des mineurs de 1984, a été complété afin de coïncider avec le 25ème anniversaire de la grève et présenté dans l’exposition Re-Place, à Birmingham, à la fin de l’année 2009.L’installation, sous forme d’une projection sur écran partagé, explore le contrecoup d’un moment clé dans l’histoire britannique d’après-guerre en mettant l’accent sur les dynamiques de perturbation et de bouleversement comme une force dans l’élaboration de nouvelles identités.
3 Captures de l’installation video «Transitions» de 2009
Tom Ranahan
Au cours des deux dernières années Tom Ranahan s’est intéressé à photographier des endroits avec lesquels il a un lien, que ce soit la ville dans laquelle il travaille (Birmingham) ou des lieux plus éloignés. Il s’est intéressé à ces paysages urbains, ruraux ou côtiers, et la relation qu’ils ont avec les habitations humaines dans ces environnements. Il aime absorber l’ambiance d’un endroit, et tel un étranger, regarder la liaison qui existe entre les humains et leur environnement. Il produit des images qui peuvent avoir les caractéristiques suivantes : un sentiment d’indignation ou de colère, une connexion personnelle / association à un lieu, inspiré par la nature et les réalisations humaines, qui sont intrigantes ou vraiment bizarres.
Les oeuvres proposées sont des suspensions légères de calque aux dimensions humaines. A la surface de ce support laiteux opalescent, les dessins présentent « les Déesses », des chimères, mi humaines, mi végétales, mi animales.
Ces allégories féminines suivent une rêverie, une fantaisie simple d’un corps immense enraciné et prêt à s’envoler vers l’apesanteur.
Série «Les Déesses» / 2010, dessins à la pierre noire sur papier calque 90 cm x 180 cm
A...5
A…5 est à la fois un lieu et un collectif d’artistes pratiquant les arts plastiques sur des supports différents. Depuis une dizaine d’années, créativité, échanges, expositions s’y croisent en permanence.
Membres du collectif: Nicole Cazenove, Stella Chloé, Jeanne Duchein, Anne Konlein-Balazard, Marie-Madeleine Lacoste, Dominique Rambeau.
Dimanche 7 à partir de 15h00 : Performance musicale.
Laisser une trace de ce qui est là, sous nos yeux, témoigner de
quelque chose, faire partager, admiration, dégoût, surprise...
Nathalie de Calbiac
À PRIORI
Photographier un paysage «à priori», laisser une trace de ce qui est là, sous nos yeux, témoigner de quelque chose, faire partager, admiration, dégoût, surprise… Pour ma part cet «à priori» du lieu, je l’insère dans le nomadisme de mon imaginaire, l’éclatement des couleurs et des formes, mon approche plastique telle que je la propose, de ces lieux a pour volonté mon désir de laisser errer mes images … Ne pas les marquer d’un temps connu et reconnaissable, soustraire à un temps, dater cesimages.
Images d’un autre temps, allez savoir ! Une vision condensée, comme une transfiguration éclatée, conceptualiser, pratiquer l’abstraction photographique ou poétique, «permettre d’accéder à l’imagination d’une subjectivité infusée par le lieu». Michel Onfray
C’est une pratique qui s’est mise en place doucement, arpentant les chemins de l’émotion.
GUY LAFARGUE et l’ART CRU MUSEUM présentent 2 artistes
Camille Téqui- vidéaste - une jeune artiste bordelaise à la robe fruitée mouvementée en bouche…Le corps et son identité : Téqui ? Le pari de cette aventure portera sur la provocation mutuelle du corps, de l’image, et des voûtes des chais de Chantecrit Les recherches de Camille Téqui creusent les questions du corps et de l’identité, des mémoires fugitives nées de la rencontre du corps et du lieu singulier où elle traque ses propres empreintes. Que donne t-on à voir ? Le donne t-on réellement ?
Exposition de vidéos : Temps fort lors du vernissage,
Camille Téqui invite Isabelle Lasserre, danseuse chorégraphe et Sébastien Capazza, musicien à faire résonner le lieu ; présence dansée (improvidanses) où se mêleront la vidéo, le corps, la musique et l'espace.
ESPACE MIROIR NOIR/ART CRU : 34 Rue Chantecrit, 33300 BORDEAUX
Béatrice Elso
GUY LAFARGUE et l’ART CRU MUSEUM présentent : Béatrice ELSO, Artiste plasticienne
revient sous les voûtes de l'Espace Miroir Noir avec ses dessins incantatoires, son monde de tendre et éblouissante cruauté.
Exposition, performances, Vidéos
Du 4 au 7 Novembre et du 11 au 14 Novembre
ESPACE MIROIR NOIR/ART CRU : 34 Rue Chantecrit, 33300 BORDEAUX
Evénement
Vendredi 5 Novembre à 20h00 : Performance
Isabelle LASSERE / IMPROVIDANSES
Camille Téqui . Cette jeune artiste bordelaise émergente , vidéaste, travaille sur les questions du corps et de l’identité. Lors du vernissage, Camille Téqui invite Isabelle Lasserre, danseuse chorégraphe et Sébastien Capazza, musicien, à faire résonner le lieu ; présence dansée où se mêleront la vidéo, le corps et la musique.
APÉRITIF OFFERT PAR LES CRUS DES GRAVES DE VAYRE ET FRUITS DE BOUCHE OFFERTS PAR L'ART CRU
ESPACE MIROIR NOIR/ART CRU
L’Espace “MIROIR NOIR” est un lieu d’exposition sporadique qui présente des créateurs émergents que l’impulsion créatrice déporte sur les territoires effractifs de l’imaginaire et de la douleur. Met en contact les artistes et les chercheurs d’art. A cette occasion les passants pourront découvrir ou redécouvrir l'ART CRU MUSEUM
.
L'Atelier Galerie 5F présente...
Florence Joutel et Elisabeth Gerony Vernissage le Samedi 6 novembre 2010 à partir de 19h00
Son travail navigue à travers ces différents champs, jouant avec les vides et les pleins, le cadrage avec un regard innovant sur la gravure mélangeant ses multiples facettes. La gravure lui apporte la possibilité de s’exprimer avec des noirs profonds et une gestuelle en toute liberté utilisant l’estampe comme médium qu’elle veut contemporaine malgré son attachement aux techniques anciennes comme l’héliogravure (procédé du 19ème siècle). Elle travaille depuis 4 ans sur les gestes de la danse avec ses estampes comme des signes. Elle nous présente pour Art Chartrons avec ses Estampes, une interprétation «des gestes de la danse» contemporaine en vous offrant «le regard du geste». Quand Annick Maëlle parle de ses estampes : A propos des empreintes [emprunte] de Florence JOUTEL. Sommes-nous là dans une démarche de ressemblance par contact ? Si le geste et la main procèdent de la technique, l’intention de l’artiste dans la complexité et du geste et de l’intention, dans la profondeur, l’épaisseur ou l’absence flirte avec un érotisme à peine feint. Abstraire. Abstraire pour dévoiler la complexité d’un «modèle» aux temporalités intriquées parce que non saisi, non possédé, toujours en mouvement. Dans ses empreintes, Florence JOUTEL nous montre sans dire et nous dit sans montrer dans une richesse de lecture offerte. Elle confronte l’événement à l’oeuvre, celle qu’elle devient, contrainte par le geste et la main. On ne sait plus si c’est l’oeuvre ou l’événement qui invente de nouvelles formes. Et dans cette question retournée, Florence JOUTEL nous propose une image dialectique qui vient heurter, parfois de manière fragmentaire, le seuil de notre mémoire.
Le travail à multiples facettes d’Elisabeth Gérony se partage essentiellement entre la gravure et la photo. Dans les séries de gravures sur papier, regroupées sous le titre générique «intérieurs», elle choisit des figures géométriques élémentaires : le cercle, le carré, le triangle. Enserrées dans un quadrillage qui accorde à chacune le même espace, songeons au cadrage photographique, elles sont répétées tout en se modifiant, se creusant ici, s ‘étirant là. Elles ressemblent aux ombres projetées d’un objet anamorphosé, distendu, dont les contours deviennent flous.
La combinaison variable des couleurs, selon les tirages, accentue différemment les effets de matière, l’oeil ne perçoit plus les mêmes formes. A y regarder de plus près ces «Intérieurs» sont aussi des paysages : surface mouvante d’un marécage où grouille tout un monde microscopique. On prend plaisir à se perdre dans les détails.
Parfois, une grande surface monochrome oppose le vide et le plein. Les distorsions opérées sur les formes pures évoquent-elles l’altération due au temps.
Sur les toits de ruche empruntés aux paysages cévenols qu’Elisabeth Gerony arpente presque quotidiennement la forme, se focalise sur la ligne. Le trait fait vibrer la surface métallique et s’en échappe, générant un volume aux multiples perspectives. Les grisés se répondent en fragmentations de plans, dont les distances et les dimensions échappent. La recherche d’un point d’appui ne fait qu’accentuer la mobilité de la perception qui ouvre alors la porte à l’imagination. Quête d’un horizon toujours impalpable.C’est à travers les gravures représentant des séries de visages, eux aussi répétés dans un cadre, que le lien avec la photo est le plus évident. Ces personnages ne sont pour ainsi dire, que l’ombre d’eux-mêmes. Figures atrophiées, mais singulièrement expressives, dont les yeux écarquillés semblent nous lancer quelques questions essentielles, Elisabeth Gerony, ne cache pas l ‘influence décisive sur son travail qu’eurent les photos d’Hiroshima après l’explosion nucléaire : l’ombre reconnaissable des silhouettes humaines. Ainsi sa démarche aboutit tout naturellement à ces travaux photos grandeur nature dans lesquels apparaissent des silhouettes floutées. Tirage en noir & blanc, ils présentent des formes en plein mouvement. Personnages familiers ou inconnus, saisis au hasard, ils témoignent aussi de l’attention d’un regard.
Oscillant entre figures abstraites et figures humaines, Elisabeth Gerony, poursuit donc une quête d‘une grande richesse que l’on pourrait nommer dynamique de la forme.
Une galerie...Un lieu...Un espace..Des rencontres...
La galerie 5F est un lieu intimiste de 45 mètres carré. Un lieu à part, une aventure, un lieu de partage et d'échanges artistiques, avec des artistes connus, reconnus ou pas.
Les choix de Florence Joutel, elle-même artiste et propriétaire de la galerie, sont guidés par des coups de coeur plus que par des stratégies marketing.
Pour découvrir le travail artistique de Florence Joutel, rendez vous sur son site internet: florencejoutel.canalblog.com
Les photographies présentées par Agnès Martin-Pasquali font parties d’une série intitulée Réminiscence, comme pour rattraper des souvenirs un peu effacés. Les émotions ont d’abord dû être retrouvées au plus près, de façon intense, pour ce travail sur la recherche d’un morceau de vie passée, profondément enfoui dans la mémoire. Les sensations visuelles sur ce thème des étés de l’enfance qui brulaient les yeux, filtrées derrière des lunettes de soleil ont inspiré l’artiste. Des effets de lumière et de couleurs très recherchés lui ont permis de retranscrire cette rémanence visuelle si particulière. Évoquées, comme des diapositives fugaces aux couleurs virées, ces images enfin retrouvées sont désormais fixées sur du papier et leur persistance accompagne un avenir plus emprunt de complétude dans un hymne à la joie. On entend comme dans un coquillage étrange, des rires dans le bruit des vagues...
Lors du processus même de la création de la feuille, l’artiste intervient sur la matière elle-même(texture, épaisseur, réserve, filigrane...) et compose ainsi des oeuvres originales dont le papierest le principal médium.
Texte de Claude Bourgeyx avec Anne Dupré et Claude Bourgeyx.
Claude Bourgeyx écrit des romans, des nouvelles et des pièces de
théâtre. Et voilà que soudain, en proie à des démangeaisons de
couleurs dans les doigts, il délaisse momentanément la page blanche
pour la toile. Même blancheur, même appel d'un vide à combler. Bon
sang, les écrivains sont des gens insensés autant qu'imprévisibles.
Claude Bourgeyx
Bon sang, on en a du monde dans sa tête ! Énumération non exhaustive : personnages désespérément ordinaires ; croquemitaines souffreteux ; pervers hyper vitaminés ; scélérats de modeste envergure ; masques trompeurs ; rombières vertueuses ; enfants dépenaillés … Jusque-là on se contentait d’en fixer l’éclat ou l’opacité dans la minceur d’une feuille de papier.
Autrement dit on écrivait. Et puis un jour, ça a pris comme ça, quasiment comme la colique, on a voulu donner vie autrement à ce petit monde qui grouille sous son crâne. Alors on a retroussé ses manches et l’on s’est fait plaisir.
Il n’y a pas de mal à se faire plaisir, non ?
www.claudebourgeyx.com
Acrylique sur toile 100x100. Titre : «L’homme qui n’a pas vu, l’homme qui avait vu la femme qui avait eu, un enfant qui n’a pas eu de chance, mais on ne va pas en faire tout un plat, encore moins un titre.»
Atelier i.d. 109
Atelier i.d. 109
L'atelier i.d. 109 est un atelier et une galerie d'Arts Plastiques (ouvertes aux adultes et aux enfants). Vous y trouverez des cours animés par des artistes issus de la Facultés des Arts Plastiques faisant appel aux techniques mixtes aquarelle, acrylique, dessin, fusain, croquis...
Mateo, artiste plasticien, je vis et travaille entre Porcheres (33) et Bordeaux. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu depuis l’enfance, un crayon dans une main, un marteau dans l’autre, les yeux rivés vers l’écran de cinéma et le besoin dévorant d’exterioser mes douleurs intimes, mes craintes, mes doutes, mes phobies, mes impressions sur ce monde, les hommes qui l’habitent et les âmes qui le hantent. Après un bref passage a l’école des beaux arts de bordeaux entre 1997 et 1999, ma pratique s’intensifie, se diversifie et devient de plus en plus obsessionnelle. Un besoin toujours plus intense de retranscrire par n’importe quel pratique (dessin, dessin contemporain, techniques mixtes, photo contemporaine, photo peinture,
artisanat d’art...) ce que je vois, perçoit, ressent, éprouve. Une curiosité toujours plus grande pour toutes les formes de création et de multiples influances (peinture moderne et contemporaine, peintures rupestres et art primitif, cinéma et photographie), mélées à une melancolie constante tantôt douce, tantôt douloureuse, viennent nourrir et faire s’articuler entre elles toutes les formes que prend ma production. Je tâche, je dessine, je peins, je déchire, je griffe, je griffonne, je marque de diverses empreintes tout support qu’il soit neuf ou de récuperation, vierge ou usé... je laisse faire le temps pour ensuite reinterpreter, redimenssionner ou simplement révéler les premiers jets. Pas de contraintes de formats, de techniques, seuls comptent les états d’âmes du moment... pour un résultat parfois maitrisé mais
de plus en plus direct et impulsif. Je présente ici une petite sélection de dessins contemporains et techniques mixtes ; petits et moyens formats, dans lesquels les visages, les vécus et les vies se répondent, les émotions et les douleurs s’entrechoquent... portraits de nous, de vous, d’eux... traces et marques du temps.
Oscar Lopez est née Buenos Aires. Son jardin secret possède les clefs de différents jardins secrets.
Il cultive la couleur, la parole, la forme, le geste, et les installent.
Il nous présente sa dernière oeuvre : son bosquet grandi.
«Je continu à semer, je remue la terre, les souvenirs, en attendant le moment, le lieu propice etsurtout l’envie.Jusqu’à aujourd’hui ce n’est que du plaisir»
Oscar Lopez.
Installation aérienne, formes et dimensions évolutives
Oscar Lopez présente Régine Azéma
Régine Azéma vit et travaille à Bordeaux depuis 1973.
Elle est plasticienne et a participé à plusieurs événements artistiques en France et au Maroc. Elle réalise des sculptures et des installations.
Son travail est une mise en scène de l’ordinaire qui ouvre sur une réinterprétation des signes. Elle se sert d’objets ordinaires, récupérés, détournés, déguisés auxquels elle cherche à donnerune autre réalité. Elle utilise la banalité comme un réservoir d’éléments pour créer un vocabulaire plastique, inventif et parfois incongru.
C’est ainsi qu’elle mène depuis de nombreuses années une réflexion sur le thème de l’ossuaire.Si ses accumulations d’os qu’elle transforme en totems , restent une évocation indéniable de lamort, elles sont avant tout des objets drôlatiques joyeux et colorés.
regiazema@wanadoo.fr
Atelier Xavier Rèche
Jean-Marc Comby
Vernissage : Jeudi 4 novembre 2010 à partir de 19h00
Avec de grandes toiles, Jean-Marc Comby organise l’espace du spectateur. Il construit pour lui des labyrinthes, creuse des diverticules. Notre regard, contraint de circuler plus près des oeuvres, dans une proximité singulière, s’égare dans les méandres du dessin.
Au plafond de l’atelier, une pléthore de corps se déploie en nuées de plomb et d’argent irriguées de veines rouges. La tête renversée, nous en apercevons les flux et les arrêts, les étreintes et les prostrations comme à l’approche de l’orage.
Cette projection «au ciel» de la peinture modifie sa perception et son exploration. Dans ce dispositif où la vision du sol se dérobe à nous, la distance de nos yeux à l’oeuvre devient énigmatique. Comment l’atteindre et en fixer l’endroit ?
Xavier Rèche
www.jeanmarccomby.com
Espace Antiquités - DESIGN - ART DECO - CREATEURS
Espace Antiquités invite Gérard Coquelin
Vernissage le Jeudi 4 novembre 2010 à partir de 19h00
Gérard COQUELIN est un sculpteur et créateur de mobilier contemporain. Sous ses doigts experts, l’acier prend des couleurs, se transforme en sculptures originales ou en mobilier fonctionnel et poétique.
De l’harmonie du vide, entre les fers, naît le plein virtuel.
Passé maître dans l’art de la soudure, ses oeuvres pleines de finesse, souvent d’humour, étonnent par leur ingéniosité et leur délicatesse.
www.coquelin.samaf.com
Chaise Flora
Galerie 22 rive gauche
Exposition de Magali ABAD
Vernissage : Jeudi 4 novembre 2010 à partir de 19h00
LIEU : Galerie 22 rive gauche 22 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux d.boulogne@22rivegauche.com Daniel Boulogne: 05 56 56 85 29
Magali ABAD, vie et travaille à Paris (13e), Plasticienne, Danseuse et Docteur en Arts et Sciences de l’Art de la Sorbonne (Paris), Ecrit des articles sur l’art et la couleur
Son travail s’articule autour du Ciel (Titre de sa thèse : Mesure du ciel et corps sublimés) et du bleu (du ciel).
Il s’agit d’une pratique plurielle, articulant divers mode d’expression visant à cerner l’absence céleste.
Magali ABAD réalise des photographies, tissages, dessins, des bandes son et des vidéos.
Galerie Anton Gidding
Exposition de Ria Nieswaag, Theo Baars, Yvon Wordragen
Vernissage : Samedi 6 novembre 2010 à partir de 19h00
Mme Ria Nieswaag est née en 1950. Vivre et travailler dans l’un des plus beaux canaux de Delft. Ria est autodidacte. Art thérapeute de formation, son travail : les abstractions, l’utilisation poétique de la couleur depuis 1993.
Peintures entièrement libérées.
120/120 cm
Theo Baars
Theo Baars est né en 1939, il a une formation de base à l’Ecole des Arts Graphiques et de l’Académie des Arts à Amsterdam. Distribution plane, mise en page et la composition de la palette de couleurs sont des facteurs de force que l’on retrouve dans son travail.
Le travail s’inscrit dans la catégorie du réalisme abstrait.
140/120 cm
Yvon Wordragen
Yvon Wordragen est née en 1960 à Arnhem. Le design d’Yvon est dans le sang depuis l’enfance.
C’est finalement son travail qui commence. Outre les années qui ont suivis, elle a pris des cours de peinture et a fait un apprentissage avec un bronzier. Elle est devenue artiste professionnelle.
La recherche d’une forme appropriée, en combinant les couleurs, les compositions équilibrées, nous transporte dans un voyage qui, nous l’espérons, n’en verra pas la fin.
Bronze, Hauteur 58 cm
Galerie KURYOS
Galerie KURYOS
Galerie d'art contemporain, 23 rue minvielle, 33000 Bordeaux. ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h ou sur rendez vous.tel: 05 56 56 97 57.
Responsable de la galerie Mr Chevallier nicolas, port. 06 11 28 45 06
Vernissage : Vendredi 5 novembre 2010 à partir de 19h00
Artistes exposants : Did Dontzoff, Patrick Lara, Damien Ferré, Mica, Clotaire Lehoux, Fernando Cometto, Yoann Penard.
La Galerie Kuryos présente le travail de 6 peintres et 1 sculpteur et souligne ainsi la diversité des courants artistiques proposés au sein de son lieu. L’orchestration intégrera les spectateurs dans un monde ou l’étrange et la singularité prédominent. On y sondera des expériences intérieures, des légendes d’un autre monde, des explorateurs de matières, qui tour à tour interrogeront l’âme de chacun.
Dontzoff témoigne de la représentation humaine avec des lignes où la tourmente et la dérision s’exécutent. Patrick Lara travaille, superpose et façonne à sa manière le sable, le goudron, la peinture, pour magnifier la femme dans toute sa beauté. Damien Ferré déchiffre l’absolu, son absolu portant intérieurement tous les sens d’un autre monde. Mica nous transporte dans un univers singulier où dominent la recherche des jeux de couleurs et l’énergie du trait. Clotaire Lehoux développe un mouvement général constitué de nombreux gestes. Son oeuvre s’oriente vers une harmonie dynamique qui peut trouver un écho avec la musique. Fernando Cometto comble des espaces remplis de matières, de couches et de récits; des volumes construits de mots, de sens et d’histoire. Et enfin, notre sculpteur Yoann Penard nous guidera dans une «sorte d’étude expiatoire», imageries aux allures primitives, sculptures expressionnistes à l’humour grinçant.
Did Dontzoff
Acrylique sur toile 1m40 x 1m40
Complexité dans l'essentiel, acte de justifier notre présence, dialoguer avec autrui, nécessaire pour le miroir de notre société, vitesse par le temps, image d'un flash, zoom sur le réel , sur, que c'est le votre, le mien, je l'ai aussi, je suis passoire, stalker, pour flotter dans ces bétons armés de collage neurologique, schizo qui freine ce fameux temps par cette vitesse sans frein .
Tu te reconnais sans te connaître, absence, raison d'être, j'avance vers toi, je te tends mes ‘‘ patho '', t'a peur, moi aussi, je peins, profond gouffre aux parois cotonnées sans fond, mélange de vie et de mort, je peins sans m'en rendre compte.
je crie ‘‘ t'es là …''. L'écho me répond ‘‘ oui je suis là…''
DID
Patrick Lara
Ligne matière 80 x 80 cm.
A L’essence féminine immortalisée par l’artiste se superpose l’expression abstraite qui fige le sujet sur la toile. Cette manipulation de mouvement et de couleur, suspendue au personnage déterminé, charge de mystère et de poésie les limites délicates et floues de ce féminin omniprésent. Son œuvre s’inspire de cet être unique et toutes les références à son travail tissent une trame narrative dans la diversité des matériaux utilisés. Fragments de peinture sur toile, collages multiples en aplat ou sur carton ondulé, affiches marouflées ou papier translucide. La matière est brulée, grattée, déchirée et transformée par strates. La substance est détournée de sa destination et les techniques diverses utilisées retrouvent leurs origines.
Damien Ferré
Peinture 80 x 100 cm
Un peintre est quelqu'un de fragile. Par ses peintures, il nous livre ses plus secrets états d'âme, il nous donne à lire ses plus intimes émotions. Nous pouvons à loisir, face à un tableau, nous interroger sur ce que l'artiste est, ce qu'il a été, ce qu'il pense, ce qu'il ressent.
Mais son génie réside dans le fait que, lorsque nous observons sa peinture, nous ne pensons plus à lui mais bien à nous. A ce moment, nous ne voyons plus dans la tableau les pensées intimes du peintre mais bien les nôtres. La toile n'est plus l'image de personnalité de son auteur mais bien celle du spectateur. Il renvoie alors à ce que nous sommes fondamentalement, au plus secret de nous-mêmes.
Damien Ferré réussit cela. En se dévoilant, c'est nous qu'il met à nu.
Son œuvre? Magistrale. Une recherche d'absolu qui se reflète dans les matières, le traitement de la couleur, une violence larvée mêlée d'une infinie douceur. Des tons et des traits forts, arrachés, presque brutaux, côtoyant un intimisme délicat.
Mica
"jeux de couleurs", huile toile lin 130x89
Mon travail Je me sers de mes toiles, de bouts de bois, de dessins pour raconter des histoires. Je cherche à transporter le spectateur dans un univers singulier où dominent la recherche des jeux de couleurs et de l'énergie du trait.
Des personnages reviennent régulièrement animer la toile. Ils sont indispensables à MICA pour suggérer ses états d'âme.Périodiquement, MICA aime se recentrer sur un travail plus intimiste : la gravure. L'énergie de la création se retrouve alors condensée sur une surface très limitée ou l'enjeu du trait, de l'ombre et de la lumière devient dominant.
Clotaire Lehoux
" Ciel de parme " huile sur toile 130x 154 cm
Artiste peintre, je m'inscrit dans une recherche sur la matière picturale comme expression de ma pensée et de mes sentiments, dans ce sens je donne à mes tableaux des titres qui désigne le réel commun à tous " Ciel de parme " " Ciel de diamants " Iles sacrées " " Paysage de chair " afin de guider le spectateur à rencontrer le tableau qui se présente à ses yeux.
Je définie alors mes tableaux comme " symbolistes " ou " métaphoriques "
L'étude de la couleur et de la matière est une accumulation d'heures, orienté vers une nuance ou une vibration propre à chaque tableau, le mouvement général constitué de nombreux gestes s'oriente vers une harmonie dynamique qui peux trouver un écho avec la musique.
La plénitude du tableau est alors vécue par le spectateur comme l'expression d'une langue commune à tous.
Fernando Cometto
Je suis con. 120x150cm. T. mixte s/toile
Fernando est un artiste peintre argentin multidisciplinaire: peinture, peinture, peinture... La peinture dans toute son envergure, son épaisseur, sa franchise.Des espaces remplis de matières, de couches et de récits; des volumes construits de mots, de sens et d'histoires. Fernando rêve et entasse: de l'huile, de la gaze, de la cire d'abeille et encore de l'huile.
Il mitaille ses toiles, gratte, griffe, contourne, dessine des apparences ludiques chargées de stigmates et noyées sous des couches épaisses de couleurs vives. Entrez dans ce cosmos d'émotions où le vide n'a pas sa place, où les directions sont diverses et l'imaginaire immense.
Yoann Penard
Archéologue de la cruauté, Yoann Penard nous confronte au miroir de l’insoutenable, convoquant tout ce que l’homme a pu produire d’horrible pour punir son prochain d’être au monde.Qu’un jeune sculpteur puisse enfanter une œuvre d’une telle férocité semble indiquer que l’art a encore de beaux jours devant lui.Si certains en on fait une discipline caricature, d’autres entretiennent sa force de feu, dénonçant les carcans qui entravent tout épanouissement.Yoann Penard relève de cette catégorie.Si les œuvres de Yoann Penard paraissent exhumer les vestiges d’une civilisation perdue,elles ne font sans doute pas qu’évoquer le passé. Peut être pourrions nous voir en elles quelques symboles du monde présent ou du futur en gestation, autant dire de l’histoire éternelle.Dans « le temps des assassins », essai consacré au poète de Charle-ville, Henri Miller écrivait ceci : « on ne tue jamais les chimères, car les fantômes ne sont réels que dans la peur qui les fait naître.Se connaître soi même, comme jadis Rimbaud le recommandait dans la célèbre Lettre du voyant, c’est expulser les démons qui vous possèdent. »Dénoncer tout ce qui entrave l’épanouissement de l’esprit nous parait relever de la fonction même de l’art.S’il est certes une célébration, il se présente aussi comme l’antidotedu désespoir et de l’avachissement qui en résulte. L’histoire pour paraphraser Jean Louis Borges, n’est que l’histoire de l’infamie. Elle ne fait qu’enchainer les meurtres et les oppressions de toutes sortes. L’homme n’a guèreévolué depuis les temps ou il vivait dans les cavernes. Il n’a pas compris que son salut ne pouvait venir que de l’amour et du libre partage des richesses. Le Paradis était en nous, nous en avons bouché l’accès par notre haine de la beauté.Si les œuvres de Yoann Penard évoquent par leur aspect des fragments de mondes disparus, sont-elles pour autant en décalage avec le nôtre ? Ces êtres pris dans leur carcan, ligotés à leur destin, ficelés dans leur Gange comme autant de momies pétrifiéesSont ils si différents de ce que nous impose comme modèle d’homme civilisé, celui la même qui, chaque jour, évalue impuissant l’ampleur de la débâcle vers laquelle il est entraîné ? La vision de la mort elle-même ne parait plus le faire changer de cap.Il fonce dans le mur tête baissé la grimaceassassine aux lèvres. Son mal-être se répand comme une lèpre, agressant tout ce qu’il touche.Réalisées en polymère acrylique, les sculptures de yoann Penard, auxquelles viennent s’incorporer des ingrédients aussi divers que le métal, le bois, le tissu, le chanvre ou les racines (on parle même d’un œuf d’autruche), mettent au jour d’antique reliques.« Ici le tragique côtoie le cocasse, et ça fait des étincelles, ça met le feu aux poudres, ça vous enflamme l’esprit ! » martèle Ludovic Duhamel dans la présentation de l’œuvre du sculpteur (cf : « le miroir de l’art » mensuel d’avril 2010).Défilé de totems et de sarcophages ambulants, D’embarcations et de véhicules indescriptibles croisant les figures délétères de l’archidiacre, de monsieur le précepteur de madame délation ou du commandeur des croyants !Ecrasés par « le poids des autres », l’homme du commun transporte son fardeau, s’efforçant de ne pas éveiller les soupçons. Il faut avoir l’air normal, autrement dit ne ressembler à rien. Penard donne à la société une allurede farce cosmique . L’image même du libérateur (Viva Zapata) semble avoir pris du plomb dans l’aile. On se croirait au cœur d’un cauchemar caniculaire. Heureusement l’humour est là, donnant au défilé toute la dérision qu’il convient. L’auteur de ce spectacle n’as rien d’un citoyen sinistre. Son visage rayonne de santé. Il s’est seulement libéré de ses peurs. Ce garçon là promet ! Luis Porquet« Les affiches de Normandie », juin 2010
La Galerie MLS presente...
Exposition de Lothar Böhme
Vernissagele Jeudi 4 novembre 2010 à partir de 19h00
...à la Galerie MLS 123, quai des Chartrons 33000 Bordeaux
Lothar Böhme, né en 1938, achevait son cursus à la Kunsthochschule de Charlottenburg (Berlin Ouest) au moment de l’édification du mur. Il choisit de vivre et de travailler à Pankow (Berlin Est). Le couple qu’il forma avec son épouse Christa Böhme offrit un foyer raffiné quoique spartiate aux amis qui constituèrent le groupe des Indépendants Berlinois. La beauté de Christa Böhme, l’authenticité de sa quête picturale, la culture et l’éloquence de Lothar Böhme distinguèrent leur hospitalité qui appartient désormais à l’histoire. Lothar Böhme élabore une oeuvre de longue haleine -nus et natures mortes-, dense, voire obsessionnelle. Hors du temps.
Dans l’épaisseur d’une matière proche du limon originel, il opère une sorte de transsubstantiation. La ville, le corps, le fruit, se densifient au point où la substance, forclose, renvoie irrévocablement à elle-même, à son propre néant. Sauf imprévu, inespéré rayon qui fend l’armure, ouvre une issue. Le fruit alors cueille la lumière. Le corps rompt ses chaînes.
Le jour se lève sur la ville. Le peintre une fois encore aura mimé le surgissement du monde.
Lothar Böhme a été distingué par le Käthe-Kollwitz-Preis et le Altenbourgpreis ; une exposition personnelle à la Neue Nationalgalerie de Berlin lui a été dédiée en 2000. Sa simplicité reste altérée.
Nature morte, huile sur carton, 83x37cm, 2007
Galerie MLS
Galerie MLS 123 quai des Chartrons 33000 Bordeaux Tramway arrêt cours du Médoc. Parking H15 Tel: 09 63 44 32 86 galerie.mls@gmail.com www.123-galerie-mls.fr
En dehors de la manifestation Art Chartrons, la galerie est ouverte du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous.
Le Garage Moderne
Exposition des artistes: Jessica Heaton, Elodie Oliveira, Sonia Koutnouyan, Severine Guillonneau, Laetitia Yacono, Mickael Merino, Marie Printemps, Benoît Cary, Carine Janet, Catherine Arbassette, Dominique Salmon, Daniel Defoe, Eloise Vene, Anne-Elodie Chapron, Julia Bartolini, Leatitia Filoni, Pascal Laurent
Vernissage : Mercredi 10 novembre 2010 à partir de 19h00
Mercredi 10 à 19h00 : Concert des Monocouches Actifs, groupe de «jo brouillon», artiste bordelais.
Jessica Heaton / artiste anglaise
Jessica Heaton
Miss Jessica Heaton dirige la département de trés haute couture de la Fondation Raffy. Pourvoyeuse de bijouterie fine dès 1989, elle se voit interdire de toute activité commerciale l’année suivante dans la cour de Roseberry Primary school (N.yorks) ; les eléves furent trés tentés de dépenser leur argent de poche en échange pour des merveilleux «ruffles».
Nouvelle tentative dans les church bazaar de l’église de Great Ayton.
Trés vite, les profits disparaissent dans les tiroirs du pasteur Peter Jones au nom de la charité. Dix huit ans plus tard, Miss Jessica Heaton recommence ses aventures en bijoux merveilleux en accompagnement de ses autres folies en tant qu’accessoiriste et plasticienne. Miss Jessica Heaton habite et travaille sur Bordeaux depuis 2003.
«Freddo», L40cm H24cm P27cm, Juillet 2010
ART ET FILS / Elodie Oliveira
Elodie Oliveira
Après des études aux Beaux-Arts et à la faculté d’Arts plastiques de Bordeaux, Elodie Oliveira fonde avec des amies plasticiennes l’association Art & fils. Expérimentant des médiums très différents, Elodie Oliveira cherche dans chacun de ses travaux à emmener les spectateurs dans des univers à contempler, à expérimenter.
L’oeuvre pique-nique invite le spectateur dans un univers ludique, enfantin. L’installation illustre le repas champêtre, pris en plein air. Le pique-nique sert de prétexte pour se retrouver entre amis ou en famille. Ici, il est figé, même si les objets sont manipulables, les denrées périssables, l’aspect populaire de ce repas prend des allures de sculpture pérenne.
Diplômée en Histoire de l’art et en Arts plastiques, Sonia Koutnouyan partage son temps entre Lyon et Bordeaux.
Issue d’une famille immigrée, elle est marquée par la question de la mémoire et de la transmission. Sa pratique est expérimentale : à travers des installations combinant photographies, vidéos, objets issus de son univers personnel ou collectés lors de ses rencontres, elle fabrique du lien en valorisant des gestes ordinaires. L’installation vidéo « Au fond » se présente sous la forme d’un écran placé au fond d’un tonneau. Le cylindre crée un lieu intime, isolant le regardant et le personnage filmé. La vidéo montre une femme fixant la caméra qui se met à pleurer. Dans cette confrontation directe, entre voyeurisme et impudeur, comment réagit-on ? L’intérêt de « Au Fond » réside dans la réaction du spectateur face à l’artiste qui se livre tout entier.
AU FOND, Sonia Koutnouyan, Installation vidéo, 2010
ART ET FILS / Severine Guillonneau
Severine Guillonneau
A la suite de ses études aux Beaux arts de Pau et à l’université Bordeaux III, Séverine Guillonneau et trois autres plasticiennes fondent l’association « Art et Fils ». Son travail, essentiellement en gravure, s’axe autour du quotidien et des petits gestes qui le composent. Arlette est une série de plusieurs linogravures. Elle représente des gestes récurrents de la vie courante. Elle a pour objet de mettre en évidence les petites répétitions qui rythment les journées d’un personnage prénommé Arlette.
Mon cursus en Arts Plastiques à l’Université Bordeaux III finalisé par le master pro Pratiques Artistiques et Actions Sociales m’a amené à travailler différents médiums. Tout d’abord, un travail de bijouterie contemporaine entremêlant la sculpture, la couture et l’archivage de souvenirs «portés» ; ainsi je questionne les problématiques d’héritage familial et culturel, d’archivage de soi et de mythologie personnelle. Un tout autre travail, ensuite, autour du dessin floral inspiré par le motif japonais ; ici je travaille la ligne, le motif, et le pliage du papier.
Après des études en histoire de l’art et en arts plastiques à la faculté de Bordeaux, Mickael Merino intègre l’association « Art et Fils ».
Cet artiste sculpteur travaille essentiellement autour de la sphère. Il cherche par le biais de la sculpture à expérimenter tous les médiums mis à sa disposition.
Durant sa formation universitaire en arts plastiques, Marie Printemps a articulé ses recherches autour d’un dialogue entre sacré et profane. De cette dialectique est née une exploration plastique, articulant donc ma pratique sur la confrontation de ces deux notions. Par le biais de sculptures, peintures, photomontages et photographies aux airs de vanités contemporaines, je tente une profanation du sacré et une sacralisation du profane. “Les poupées bleues” proposent, en premier lieu, au spectateur, de se laisser aller à une régression enfantine. Ces 6 cubes sont une invitation au jeu, décomposer, recomposer, assembler ...Le spectateur devient acteur d’images défragmentées, s’il se prend au jeu, le doute quant à l’innocence du jeu s’immiscera au fil de l’assemblage des faces, chacune oscillant entre surcharge de corps plastiques et visages tuméfiés de poupées.
Les poupées bleues, Sculpture participative/ jeu de cubes géants., Sculpture, photographie, peinture, dessin. 2010.
POLA / Benoît Cary
Benoît Cary
Benoît Cary est né en 1978 à Bordeaux. Suite à un double parcours aux Beaux Arts et à l’Université d’Arts Plastiques de Bordeaux 3, il créé avec Carine Janet l’association L’Ouvre-boîte. Installés au sein de la Fabrique POLA, ils développent des projets artistiques participatifs en milieux sociaux. Sa pratique artistique personnelle questionne le paysage actuel et plus particulièrement les transformations géographiques et sociales engendrées par les nouveaux moyens de communication. Des satellites sillonnent l’espace, les océans et le sol sont parcourus de câbles, nos toits sont ponctués d’antennes râteaux et satellites, de relais radio et de téléphonie mobile, l’horizon est morcelé par un impressionnant tissage de lignes électriques et téléphoniques. Nous sommes aujourd’hui dans l’ère de la communication, les structures de son gigantesque réseau sont là, entre deux lieux, entre deux personnes. Elles façonnent le paysage, modifient notre rapport au monde et à l’autre, créent de nouvelles manières de vivre ensemble.
Née à Libourne en 1983, elle s’installe à Bordeaux en 2000 pour suivre des études d’arts Plastiques à l’université de Bordeaux 3. Elle crée, en 2007, avec le plasticien Benoît Cary, l’association artistique et culturelle L’Ouvre-Boîte installée au sein de la Fabrique POLA. Au moyen de la conservation, du tri, de l’archivage, elle collectionne des traces du quotidien pour alimenter un « musée personnel ». Elle s’approprie la réalité brute, banale, personnelle et collective, en utilisant systématiquement les pratiques et techniques de la collection qu’elle parodie. Son intérêt constant pour le référencement du quotidien, de la mémoire, de la transmission est mis en scène au travers d’actions ludiques, rituelles et parfois absurdes. Ses «objets mémoire» sont méthodiquement triés par couleurs et datés. La plasticienne demande aux visiteurs de l’installation d’apporter un objet manufacturé de petite dimension et d’une seule couleur. Cet objet pourra être échangé contre un objet de sa collection, mais seulement après un rituel soumis le jour J.
«Lire ma peinture, c’est me connaître» D’abord attirée par des couleurs très vives, très primaires, même pour exprimer le pire, je me suis lentement dirigée vers des tons plus sombres. Le gris et le noir sont aujourd’hui essentiels à ma création. Ils sont d’ailleurs à mes yeux plus lumineux. L’acrylique et l’encre de chine sont mes outils préférés, généralement posés sur des toiles ou du papier. Depuis quelques mois, je travaille à la réalisation de portraits, en essayant de partager avec le «lecteur» la force d’un regard que je pose ou que l’autre me donne.J’aime réaliser également des structures urbaines. Je suis une artiste peintre autodidacte, je présente mon travail dans diverses expositions, dans différentes villes depuis plus de 15 ans. Je suis membre le l’association Pointbarre et membre de la fédération Pola.
L.A. / 2010, acrylique + encre sur toile., 80/100 cm
POLA / Dominique Salmon
Dominique Salmon
Dominique Salmon, née en 1972, vit et travaille à Bordeaux. Après une maîtrise d’Arts Plastiques à l’université Michel de Montaigne elle se consacre à la peinture. En 2007, elle crée avec 5 autres artistes l’association Pointbarre, qui devient membre de la Fabrique Pola en 2009. L’univers référentiel de sa peinture est urbain. Elle cherche en élisant quelques lignes essentielles à créer des interactions, qui engendrent un trouble visuel lié au manque, traduit par la juxtaposition de pleins et de vides, de matité et de brillance. La facture clinique rappelle l’objet manufacturé industriel, retranscrivant une perception de l’univers qui nous entoure. Peu à peu, les figures humaines ont disparu de sa peinture pour ne laisser la place qu’aux objets industriels, comme pour faire un état des lieux. Seules les jeux de lignes créés par les constructions subsistent. C’est une autre forme de trouble visuel ici qui est en jeu : le flou.
Daniel Defoe : né le 7 septembre 1971 à Bordeaux. Vit et travaille à Bordeaux, se consacre à la sculpture et la peinture. «Mon travail consiste à prendre des fragments d’objets, provenant de différents espaces, intérieurs ou extérieurs. J’utilise la même photographie comme une pièce de puzzle dans une composition plastique. La répétition des formes renvoie à la notion fractale du chaos. Les frontières de l’endroit, de l’envers, du vertical, de l’horizontal sont abolies. L’objet démultiplié crée une illusion, décontextualisé il perd sa fonction première pour devenir autre. Le «regardeur» est obligé de concentrer vision et regard pour comprendre ce qu’il voit. Ce travail permet de jouer avec les codes visuels, mêlant l’ordre et le chaos ; la réalité et l’illusion.»
Détail sur l’expo : Mes saltimbanques se livrent à un jeu de détournement d’image. Comme des numéros de vie avec lesquels j’aime jouer pour rendre leurs messages ambigus.
Saltimbanque N° 3 (inachevée), Techniques des images : photos, gribouillages et collages + résine, Format 50 x 50 cm
LES MAINS DANS LES PIOCHES / Anne-Elodie Chapron
Anne-Elodie Chapron
Née en 1980 à Saintes. Vie et travaille à Bordeaux. Membre du collectif «Les mains dans les Pioches».
Après avoir étudié l’Art au travers de différentes écoles ; Beaux-Arts de Nantes, faculté d’Histoire de l’Art, pour finir par un master d’Arts Plastiques, je me dirige aujourd’hui vers la construction de décors de spectacles avec le travail du métal comme spécialité. Empreinte par le goût du matériau et du savoir-faire de la construction, ma production plastique s’oriente majoritairement vers l’installation qu’elle soit purement sensible ou bien conceptuelle. Mes démarches sont aussi diverses que mes matériaux, même, si certains me sont de plus en plus familiers tels que les oeufs, la visserie en tout genre, les bandes magnétiques ou autres boites de sardines... Chaque démarche a son objet ! Et chacun, par la rencontre avec un autre construit parfois le processus. Ainsi, dans le travail OEuf l’association d’un oeuf et d’un écrou à ailettes a fait naître un petit soldat puis une armée toute entière.
Née en 1985 dans une famille d’artistes, j’ai été familiarisée à la création artistique dès le plus jeune âge. Après un bac Arts Plastiques, j’ai poursuivi ce parcours à l’université jusqu’au master. Aujourd’hui, je suis des cours de couture et de broderie, en parallèle, d’une formation d’art thérapie. Esthétique féminine, pratique plastique, physique et formelle. Je travaille la matière et en fait mon porte-parole, l’important étant ce qui est donné à voir, à éprouver et à ressentir d’avantage que le discours. J’ai fait du carton et du tissu mes matériaux de prédilection, sujets d’expériences soumis à divers médiums. Des formes me suivent : boîtes, vêtements, rideaux, masques, pour leur qualité d’espace et de contenant offrant la possibilité de se dissimuler dessous, dedans ou derrière. Tout en suivant mes protocoles comme un jeu, je recherche des nouveautés à voir et à éprouver, passant d’une passion à une autre.
Née en 1984 à Evry, vie et travaille à Bordeaux, membre du collectif «Les mains dans les pioches». Durant mon Master «Recherche en Arts» j’ai interrogé la démocratisation des arts plastiques par les artistes. C’est dans cette préoccupation qu’a réellement débuté ma pratique. Le tamgran est un jeu ancestral chinois qui s’inscrit dans la catégorie des casse-tête et jeux populaires. A la fois jeu d’éveil, d’imitation et de création il rassemble autour de lui savants, curieux, joueurs et créatifs. Cette capacité sociale mais aussi l’esthétique de sa forme inspire ma pratique depuis deux ans. Véritable installation in situ le tamgranamorphose s’inscrit dans l’espace privé des particuliers afin d’offrir à chacun une «oeuvre à domicile sur mesure». Construite autour du mystère de l’illusion et de la fragilité de l’image, l’installation elle-même n’est visible que dans l’intimité dévoilée des habitants. Eux seuls décident de l’exposer ou non.
Pascal Laurent. Membre du collectif Les Mains Dans Les Pioches.
Né en 1984, j’ai grandi dans le monde de la marionnette contemporaine. Formé aux arts plastiques à Angoulême, à Bordeaux puis à Madrid, je navigue entre scénographie, sculpture et installation. Par ailleurs, en 2008, après un Master Pro mise en scène et scénographie, j’ai co-fondé La Cie des Visseurs de Clous (marionnettes méchantes et scénographies accidentées). Ma pratique plastique met en tension des formes et références classiques et populaires (contes, cinéma, images d’Épinal, sculpture décorative...), et des matériaux et objets pauvres (récup’, toc, papiers découpés, jouets en plastique...). Cette juxtaposition crée un monde faussement clinquant où s’écrit une poésie archaïque et critique. J’élève des monuments baroques et déglingués, parfois minuscules, politiques par maladresse. Paradoxes, incohérences, accidents révèlent une pensée accessible, souvent narrative, dont les héros sont aussi mythiques que dérisoires.
Je dessine sur le vif au moyen d’un crayon 2B contre un papier à grains de 180g. Mes moyens sont simples, mon sujet immuable : l’apparence du réel. En enlevant au papier une part de sa blancheur, je réalise ce qui m’apparaît. Partant d’un paysage (réel comme une ville ou un large fleuve), je fais un paysage (apparent comme un tableau) ; d’une vue, je fais une vue.
Tout mon travail de dessinateur appartient à cette interface articulée et symétrique du réel et de l’apparent. C’est bien sûr une question de géométrie. Elle vise la présence d’un espace. Elle la porte en image, comme un fait de perspective tenu par l’horizon, comme le récit d’une vision confrontée au regard. Mais le dessin ne se limite pas aux seuls traits de l’image. Il est fait de charbon frotté sur le papier, de force plus ou moins appuyée, aiguisée, émoussée. Il n’a pas moins de substance que le corps du monde qu’il évoque. Dessiner c’est réaliser matériellement une apparence du réel, le convoquer en présence. L’optique n’y suffit pas. Il s’agit encore d’extirper du réel la matière de l’apparent et de la restituer corporellement, à pleine main. Mes dessins s’attachent à capturer cette matière graphique que la lumière révèle. Oubliant les contours des silhouettes, ils ne retiennent souvent que l’ombre qui les caresse et convertit le crépitement des feuillages en touches, le grain des pierres en lignes et points, les surfaces en tâches plus ou moins lentes, en densité variable. Dans l’apparence du réel, il cherche la matière et par elle, la figure de l’abstrait, la substance du visible. Les dessins présentés ici sont exclusivement des images de Bordeaux. Ils croisent les lignes sûres de ses blonds monuments aux formes emmêlées de chantiers et de ruines qu’on dirait «maritimes».
Francis Viguera est né en 1956. Il possède une Maîtrise d’Arts Plastiques (Université de Bordeaux III) et a enseigné cette discipline ainsi que l’histoire de l’art jusqu’en 1996. Depuis cette date, il se consacre essentiellement à la pratique de la sculpture par assemblage. Ses matériaux de prédilection sont les emballages perdus (cageots de fruits et légumes, boîtes de conserve et autres bidons d’huile...). Il les décortique, en extrait formes et matières, interroge leurs marques et logos à la lumière de l’Histoire de l’Art et des grands mythes religieux.
Le Temple, 8,00 Mètres de long, 5,00 Mètres de large, 2,20 Mètres de haut
Julien Diez
La démarche initiée dans le travail entreprit déjà depuis plusieurs années s’articule principalement autour des «conditions urbaines». La carte, le plan, les questions d’échelle et de format dans l’espace urbain sont des motifs récurrents de mon travail, la notion de centralité y est confrontée de manière fréquente afin que de constats sociétaux, politiques, ou économiques, naisse une poésie formelle. Il est presque anachronique dans ce dossier de présenter une démarche avant de parler de la forme même prise par mes projets (bien que l’introduction au projet de thèse en est un). Cette parenthèse dans la présentation de la démarche qui anime le travail ici présenté n’est pas anecdotique puisque le choix est fait de vous présenter une
production artistique sous l’angle de la mesure et, avant d’entrer dans le fond de la démarche, il faut que la forme soit suffisamment séduisante pour donner l’envie de chercher au-delà des apparences. Ce n’est pas une accroche pour faire débat, mais bien un point fondamental de la démarche qui rythme mon travail au quotidien. Il est certainement prématuré de présenter dans ce livret l’ensemble de la production doctorale ou politique qui est la nôtre bien qu’elles soient des projets esthétiques à part entière, mais l’objet de ce dossier n’est certainement pas l’exhaustivité.
La question de la légitimité reste au coeur de l’approche entreprise par et pour l’art, le spectateur n’en est pas exclu au contraire puisque il est généralement le postulat, le préalable à toute création. La ville, la cité, la question de la commande et de l’installation, les rencontres d’artistes, voilà quelques unes des pistes qui peuvent être modestement ouvertes pour appréhender la manière dont les créations peuvent se mouvoir les unes vis à vis des autres ; les unes vis à vis de l’autre.
Suite à une Installation au TNT, Centre d’Art Contemporain. Bordeaux en Mars 2009.
Né le 24 août 1963 à Paris. Benoît Gibert ignore délibérément la frontière entre figuration et abstraction. Il aborde le collage et le repeint dans un goût borgésien du labyrinthe-miroir. Sans académisme, il exécute (au double sens du terme) des figures imposées : du paysage à la scène de genre, de l’abstrait à l’ornement.
La feuille 120x120 cm
Galerie Tatry / Boesner / Lézards Zélés
Exposition
Vernissage le mercredi 10 novembre 2010 à partir de 19h00
Fermeture le 7, 11 et 14 novembre.
LIEU : Galerie Tatry / Boesner / Lézards Zélés 170 cours du Médoc, 33300 Bordeaux Boesner, Stephan Kinseher : +33 (0) 5 57 19 94 19 stephan.kinseher@boesner.com
L’asso : Par le biais d’actions simples, notre association tend à créer des liens entre les acteurs de la scène artistique bordelaise et à faire découvrir au public une approche contemporaine de l’art. Nous organisons aussi un certain nombre d’évènements avec d’autres associations culturelles actives sur bordeaux et ses alentours afin de réunir différents champs artistiques et spécificités, pour répondre au mieux à notre volonté d’offrir au public une vision large des Arts. A l’occasion d’Arts Chartrons, les Lézards Zélés s’associe à la Galerie Tatry connue à Bordeaux par des mots clés comme : «peinture», «grossiste», «culture», «fête», «évènement», «insolite». En collaboration avec l’association des commerçants, l’association présente des artistes plasticiens et des performers, dans le but de créer une interactivité entre public et artistes et entre les artistes eux-mêmes. Le magasin Boesner nous soutient dans ce cadre car son gérant Stephan Kinseher est le président de l’association des commerçants de la galerie.
Evénement
Samedi 6 novembre à 14h30 :
"Une Session De Dessin Improvisé" dans une boîte de l'Espace Tatry : des familles enfermées pour dessiner ! Une production Boesner, avec la formation- association "Esprit De Quartier" (Chartrons) et au rythme and jazz-dessin "Search & Fiction".
Evénement
Samedi 13 novembre de 14hOO à 18h00 :
Démonstration d’artistes, en partenariat avec le magasin Boesner.
Samedi 13 à partir de 18h30 :
Dévernissage, les mêmes ar tistes reviennent pour une soirée fugace : photo, peinture, performances… Le collectif Les Mains Dans Les Pioches présente la performance des Boîtes à Mains.
Librairie Olympique
Francis Bacon et Charles Tomlinson
Vernissage : Samedi 6 novembre 2010 à partir de 19h00
LIEU : Librairie Olympique 23 rue Rode, 33000 Bordeaux libolympique@aliceadsl.fr / Jean-Paul Brussac : 05 56 01 03 90
Samedi 6 à 20h00 : Soirée autour de la poésie de Charles Tomlinson, Editions Caractères, poèmes traduits de l’anglais par Michèle Duclos.
Lecture en anglais par BORDEAUX INTERNATIONAL SCHOOL.
Evénement
Mardi 9 à 20h00 : Projection du film sur le peintre d’origine irlandaise Francis Bacon, dans la limite des places disponibles, au 26 rue Raze (INSEEC).
Francis Bacon (1909-1992), Autoportrait - 1971, Huile sur toile, 35.5x30.5cm, Centre Pompidou, Paris, France
MC2a
Béatrice Hazard
Exposition de Béatrice Hazard
Vernissage : Vendredi 5 novembre 2010 à partir de 19h00
Dix tableaux inspirés des cartes postales des années 1905-1910 de l’Afrique coloniale Française.
La plupart de ces cartes donnaient à voir des femmes de couleur, portraiturées dans des poses très européennes, qui ne sont pas sans rappeler l’histoire de l’art occidental (vénus, odalisque, jeune fille posant). À la fois belles et dérangeantes. En les observant, on peut difficilement s’empêcher de penser aux Bordelaises de ce début de XXème siècle, recevant ces images : quel contraste, à cette même époque, avec les robes longues et sombres, boutonnées jusqu’au menton, corsets et tailles serrées qu’elles étaient contraintes de porter ! Pourtant, à mieux y regarder, les modèles féminins représentés sur ces cartes donnent l’étrange impression d’avoir été disposés «tordus», habillés ou déshabillés, pour correspondre à une vision, notre vision de la beauté exotique. Un malaise en découle. Un malaise qui s’accentue avec certains commentaires particulièrement choquants qui accompagnent l’image, tels que : «que cet affreux négro vous apporte mon meilleur souvenir». A travers ses créations, Béatrice Hazard tente alors de faire naître un peu de poésie et d’humanité sous la forme d’un travail plus intuitif qu’intellectuel, plus sentimental que politique. Le portrait d’Aïssatou, réalisé avec Gilles rousseau sous la forme d’un dvd, accompagne son travail d’une manière réaliste et historique.
Mensura présente...
Exposition de Lisa Laprade, Jean-Baptiste Menges
Vernissage : Vendredi 5 novembre 2010 à partir de 19h00
Née à Pau, Lisa Laprade savait qu’elle voulait devenir graphiste. Après des études à Lyon, elle s’installe à Bordeaux pour y exercer ses talents. Depuis 7 ans, elle associe le graphisme et le webdesign dans divers domaines… elle se dit chanceuse.
Passionnée par la création, elle débute la photographie avec l’arrivée du numérique il y a une dizaine d’années. Intuitivité et subjectivité sont les caractéristiques principales de son travail.
Elle aime photographier les paysages, les endroits désaffectés, les villes et de plus en plus leurs habitants.
La photo est pour elle une projection dans une autre réalité, une réalité qui n’existe que dans son esprit…
Le travail photographique de l’auteur fait ressortir une forme de beauté que l’humanité nous cache et nous fait oublier ; rendre beau une réalité dérangeante, en révélant toute la grâce de l’inesthétique inavouable.Sortir de notre passive inactivité en nous poussant à la réflexion sur notre condition humaine et sur les limites de notre société moderne. Pour ne plus rendre conforme l’inacceptable, parti à l’abandon dans nos esprits.De l’humain au matériel, du paraître au laisser paraître, combattre notre conditionnement formaté à la société de consommation du convenable. Ses sujets de prédilection sont ceux qui se définissent comme en dehors d’un système aseptisé de par leurs activités, leurs passions, leurs rives, leurs marginalités et leurs citées rebelles. Toutefois, ils ont tous un point commun, un regard unique qui nous permet de voyager à travers eux. Chercher l’âme d’autrui au fond de son regard, face à face, de si près que nul ne peut s’en échapper. La fuite devient alors impossible, obligée de se confronter à une dure réalité afin de combattre nos propres peurs. Ce témoignage du temps présent n’est ni composé, ni arrangé, ni artificiel mais bien réel, à nos portes. Amoureux de sa ville, ses reportages sont exclusivement bordelais, cette tranche de vie est là, nous entoure, fait partie de nous. Ses reportages naissent dans la rue, transitent par des no man’s lands urbains et finissent dans des endroits inédits, dont la masse ignore l’existence. Prendre conscience de ce tout afin de vivre pleinement chacun des moments présents. Prendre conscience de ces petites choses qui nous en font faire de grandes. Amoureux de la vie, il est.
Après un ultime séjour à New York, Rolf Saint Agnès va regagner la France. Lassé par le tumulte parisien, il s’est installé depuis cinq ans dans une petite commune du Tarn, frontalière de la Haute Garonne. Ce faisant, il a renoué avec ses racines car si Rolf Saint Agnès naquit à Paris d’une mère suédoise, un séculaire ancrage paternel annonce la Gascogne.
Dans son atelier ouvrant sur les collines ocrées du Midi, Rolf Saint Agnès a connu une profonde évolution tant au niveau de son inspiration qu’à celui de son expression artistique.
La pointilleuse minutie des ses débuts a été jeté aux orties. Faisant voler les barrières en éclats, sa peinture semble sourdre du plus profond de lui-même. Sans doute émane-t-elle du Hara ventral où les Japonais situent la source de la vie. Toutes couleurs envoyées, son oeuvre dégage un caractère éminemment physique. Les sensations lumineuses captivent sensibilité et imagination. Alors que remué au plus profond de lui-même, le visiteur contemple les tableaux de Rolf Saint Agnès, ceux-ci lui rendent la politesse et le scrutent jusqu’aux abysses de l’inconscient.
Evénement
Samedi 6 et samedi 13 de 9h00 à 13h00 : Visite guidée / 2€.
Rolf SAINT AGNÈS/Peinture
Après un ultime séjour à New York, Rolf Saint Agnès revient en France. Son oeuvre dégage un caractère éminemment physique. Les sensations lumineuses captivent sensibilité et imagination.
Un vin cible, 116x89 / huile sur toile / 2009
Ciblé pour vous plaire À son goût et son air Il enrobe les saveurs Dégustation de bonheur Tellement fort Sans un tort Au milieu de la cible Autant dire invincible.
Luc Villard dit Yuk, fouille...assemble...rassemble... le nez par terre la tête dans ses étoiles, il trouve...Comme un aimant il ressent la ferraille usée, pas besoin de détecteur de métaux, il ramasse... un clou par si, une vis par là, une fourchette usée...il récupère et entasse, c’est un artiste ferrailleur.Cet ancien mécanicien Lot et Garonnais n’a jamais su abandonner complètement les roulements, les bielles, l’huile, la graisse ou le fer et monte et remonte ses mécaniques d’ailleurs.Par ici il soude une bielle, de l’autre un soc, il combine un pignon et une enclume ou il rassemble des outils oubliés que seuls les anciens reconnaissent, ses sculptures vont se mouvoir, elles vont s’articuler...Luc fabrique également des poissons singuliers, d’un coup d’oeil il sait ce que deviendra ce morceau de bois ou ce caillou...Il en fera une tête, le corps sera un noyau d’olive ou d’abricot, les nageoires des lames de scies.Comme un horloger il ajuste avec précision toute cette mitraille...Ne lui dites pas qu’il est sculpteur, il vous répondra qu’il est assembleur. Luc Villard 06 32 60 54 24
Turco Guido
L’ange aveugle et divinateur
Turco Guido (né en 1959) est un poète et un artiste plasticien italien.
Il a publié plusieurs livres de poésie et un essai sur Poésie et Paysage.
A partir de 1996, il introduit dans son travail le coté plasticien en produisant des séries d’oeuvres qui mélangent la parole avec différents matériaux, des sacs et enveloppes affranchies (Cercare e Inventare Oggetti, 1998) ; des lames d’acier traitées (Mappamondo Mediterraneo, 1999) ; puis, à partir de 2003, il réalise les photoèsies, photographies de grand format utilisant le négatif d’un cliché combiné avec le positif, le sujet des poèmes écrits sur des murs, des cahiers jetés, des papiers perdus (Il Negativo Viene Prima, 2004).
LA THEORIE DES ANGES GARDIENS
La Théorie des Anges Gardiens est le premier épisode d’une trilogie titrée Est-ce que c’est une dégradation ?
La Théorie capture des présences, des hypothèses de regard caché dans une affiche déchirée ou dans un mur, des présences fuyantes qui nous parlent avec la langue subtile et immanente de la poésie qui les accompagne. Les oeuvres en fait se recherchent et s’imposent dans un équilibre entre l’image et la parole, deux langages, que selon l’auteur Guido Turco ne sont pas séparés d’une manière catégorique car on les traverse tout le temps simultanément dans notre existence. C’est ainsi que chaque Ange Gardien montre des paroles qui donnent une couleur poétique de ce que nous voyons, et vice versa, son image nous traverse avec la persuasion d’un mot frappant à forte valeur symbolique. Les Anges Gardiens de Turco sont nombreux, variés, changeants. Ils sont des ouvertures, des espaces où l’espace est différent et il est possible de se suspendre dans une de ses possibilités.
RKR
Exposition de Anne Bournas
Vernissage : Samedi 6 novembre 2010 à partir de 19h00
Je peins depuis l’enfance. Cependant, je n’ai jamais été assez satisfaite de mon travail pour le montrer. Je ne me suis résolue que très tardivement, en 2007 puis 2008, à exposer chez R.K.R. au 73 rue Notre Dame à Bordeaux. En 2010, j’ai été exposée par Pierre Brana au Centre d’art contemporain d’Eysines (Domaine de Lescombes). J’utilise de la peinture industrielle, parfois travaillée avec des vernis sombres, à la manière des flamands ou avec des pigments mieux accordés avec les pulsions primitives. C’est selon. Je ne m’interdis rien, il n’y a aucune règle qui commande à ma manière de peindre, c’est plutôt de l’instinct. Je travaille à plat sur le sol. Je rentre souvent dans l’espace de la toile libre. La marge noire permet de centrer le regard, d’éviter la dispersion. C’est aussi un cadre que je m’impose, pour mieux le déborder. L’estampage, impression répétée, quasi mécanique et quasi maniaque, procède d’un geste, le même, j’aime à le penser, tel celui du premier homme qui imprima sa trace sur le sable ou la paroi d’une caverne. Le terme de linéament désigne un trait vague, une ligne imparfaite et définit la peinture filante, celle qui jaillit spontanément sur la toile. Le principe de vie. Je ne crois pas que l’absence de châssis ou la répétition d’un même motif suffisent à fonder une appartenance avec une école ou un mouvement de peinture. La famille des peintres est très ancienne, elle possède ses héros, ses mythes, ses ratés, ses assassins. Et comme dans toutes les familles, je ne sais trop d’où je viens : ça rend forcément humble. L’empreinte mimétique participe du processus créateur. La lande immémoriale, la rouille des pierres, l’ocre des sables, l’iridescence des lichens, les éclats bistres des pins palpitent, s’animent. L’imagination se met à l’oeuvre, la lutte s’engage avec la toile pour capturer le réel.
Les métaux ne sont pas seuls à transmuter dans l’atelier du sculpteur Jean-François Buisson.
Trois ans déjà que l’association Les Vivres de l’Art, alchimie transdisciplinaire est en ébullition autour de l’artiste. La place Raulin vit alors au grès des rencontres artistiques, se mettant en beauté au fil des évènements.
Autant d’artistes que de créations toujours renouvelées : un lieu qui oeuvre pour l’art, qui vit de l’art.
Pour les Vivres de l’Art, c’est le thème de la captivité qui a été retenu. Le lieu s’y prête en effet, car il s’agissait d’un ancien abattoir chevalin, qui renvoie à l’enfermement et à la mise à mort. Le lieu donnant le ton, le thème ne pouvait s’empêcher de prendre de la gravité. Ce decor carcéral, aux allures de colonie pénétitiaire, sert de fond à ce qui est pour l’homme l’auto condamnation que constitue sont existance. De soi, l’on ne s’évade pas. Traité de façon allégorique, telle que le mythe de Sisythe ou de Prométhée, il évoque l’humaine condition en général, où l’homme est enchaîné à son immanence la plus absolue.
Les deux pavillons n’ont plus vocation d’abattoirs, mais sont aménagés ; l’un en atelier de sculpture et l’autre en galerie et résidence d’artiste.
Ces nouvelles activités raisonnent sur l’espace public qui les entoure, recréant un dialogue entre la ville et ses habitants.
Ce pôle artistique inédit fera vibrer la place aux rythmes de ses créations, véritables respirations d’un espace qui reprend vie.
LES VIVRES DE L’ART /
projet associatif transciplinaire organisé autour de l’atelier du sculpteur jean-françois buisson /
PLACE RAULIN-2 BIS RUE ACHARD / 33 000 BORDEAUX / TRAM B ARRET ACHARD /
Le garage moderne. Mercredi 10 à 19h00 : Concert des Monocouches Actifs, groupe de «jo brouillon», artiste bordelais.
L'Atelier i.d. 109. Lundi 8 à 20h30 : «Duo sur Tabourets». Texte de Claude Bourgeyx avec Anne Dupré et Claude Bourgeyx. Claude Bourgeyx écrit des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre. Et voilà que soudain, en proie à des démangeaisons de couleurs dans les doigts, il délaisse momentanément la page blanche pour la toile. Même blancheur, même appel d'un vide à combler. Bon sang, les écrivains sont des gens insensés autant qu'imprévisibles.
Alinea 33. Dimanche 7 à partir de 15h00 : Performance musicale. Laisser une trace de ce qui est là, sous nos yeux, témoigner de quelque chose, faire par tager, admiration, dégoût, surprise...
Art Cru/Espace miroir noir. Vendredi 5 à 20h00 : Présence dansée. Cette jeune artiste bordelaise, vidéaste, travaille sur les questions du corps et de l’identité. Lors du vernissage, Camille Téqui invite Isabelle Lasserre, danseuse chorégraphe et Sébastien Capazza, musicien à faire résonner le lieu ; présence dansée où se mêleront la vidéo, le corps et la musique.
Le musée du vin. Samedi 6 et samedi 13 de 9h00 à 13h00 : Visite guidée / 2€. Rolf SAINT AGNÈS /Peinture. Après un ultime séjour à New York, Rolf Saint Agnès revient en France. Son oeuvre dégage un caractère éminemment physique. Les sensations lumineuses captivent sensibilité et imagination.
Librairie Olympique. Samedi 6 à 20h00 : Soirée autour de la poésie de Charles Tomlinson, Editions Caractères, poèmes traduits de l’anglais par Michèle Duclos. Lecture en anglais par BORDEAUX INTERNATIONAL SCHOOL.
Librairie Olympique. Mardi 9 à 20h00 : Projection du film sur le peintre d’origine irlandaise Francis Bacon, dans la limite des places disponibles, au 26 rue Raze (INSEEC).
Galerie Tatry / Boesner / Lézards Zélés. Samedi 6 novembre à 14h30 : "Une Session De Dessin Improvisé" dans une boîte de l'Espace Tatry : des familles enfermées pour dessiner ! Une production Boesner, avec la formation- association "Esprit De Quartier" (Chartrons) et au rythme and jazz-dessin "Search & Fiction".
Galerie Tatry / Boesner / Lézards Zélés. Samedi 13 novembre de 14hOO à 18h00 : Démonstration d’artistes, en partenariat avec le magasin Boesner.
Galerie Tatry / Boesner / Lézards Zélés. Samedi 13 à partir de 18h30 : Dévernissage, les mêmes ar tistes reviennent pour une soirée fugace : photo, peinture, performances… Le collectif Les Mains Dans Les Pioches présente la performance des Boîtes à Mains.
Atelier 18. Samedi 13 à 20h00 : Hervé Lafleur et STATIS, concert poésies sonores et électro Lyric Romantic / entrée 10€.
Atelier 18. Vendredi 12 à 20h00 : Défilé de mode. Sept artistes d’univers différents donneront naissance par leurs interventions à quatorze modèles uniques. Artistes : Alice Morilleau, Blade, Patric Lara, Eric Imbault, Yann Müller, Gabriel Lemerou.
EXPOSITION DE PAINTING-BORDEAUX
L’association PAINTING-BORDEAUX participe à la manifestation culturelle « Art Chartrons »et vous invite à découvrir son exposition lors du vernissage organisé le 10 Novembre 2010, à partir de 19h en présences des artistes au site « les Vivres de l’Art »
Exposition du 5(ven) au 14(dim) - PEINTURES VEGETALES - INSTALLATIONS
Artistes présentés : JONATHAN LONGUET, JULIEN MOKHTARI, CLAIRE VURPILLOT, EMA KAWANAGO
Vernissage, le mercredi 10 Novembre 2010, à partir de 19h
Here's a small film about the photographer Eloise Deuxmoiselles. This is the behind the scene of the shooting she has done for the exhibition Arts-Chartrons, from the 4th to the 14 of November. This movie is screening with her photographies, @ Le Garage Moderne, Bordeaux.
ART
CHARTRONS
LE
SEPTIEME PARCOURS DE L'ART CONTEMPORAIN
A BORDEAUX